Fabienne MASSIANI-LEBAHAR

 

auteur

 

SAINT GILLES

HISTOIRE DES FRANCHISSEMENTS DU PETIT RHONE

La position remarquable de Saint-Gilles au sein de l’Europe du Sud est à l’origine des enjeux liés au développement des voies autour de la cité : la route, certes, qui jadis était seule à relier la Normandie à la Méditerranée, mais aussi les ouvrages d’art successifs, qui permettaient de faire communiquer les deux rives du Petit-Rhône.
Des bacs aux ponts bateaux, des différents ponts suspendus au pont provisoire Bailey, les auteurs ont retracé l’histoire et les techniques de ces ouvrages d’art pour conclure par la présentation du nouveau pont, de type bow-string, que la direction départementale de l’Équipement du Gard vient de faire construire. Cette dernière réalisation synthétise à merveille les efforts mis en œuvre par l’homme, depuis des siècles, afin de répondre au mieux à toutes les contraintes de ce site exceptionnel. Le bow-string, avec son arcature aérienne, symbolise le lien entre deux départements, le Gard et les Bouches-du-Rhône et, au-delà, entre deux régions de l’arc méditerranéen, le Languedoc-Roussillon et la Provence-Alpes-Côte d’Azur.

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INTRUSIONS DANS UNE BANALITE

"Dans l'état de la dorrne-veille, la tête posée sur l'oreiller, se recréent les images du rêve de la veille.

Puis, elle s'endort. Ses souvenirs se calent suivant la clarté d'une scène ou l'éclat des visages d'acteurs disparus de sa vie ou du monde.

Sa réminiscence devient alors universelle.

Elle rêve."

Editions Racine / Paris - 1998

Recueils disponibles :

librairie Galerie Racine-Paris : lien

librairie Vents d u Sud-Aix en Provence

librairie Tropismes-Bruxelles : lien

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JOUR APRES JOUR

"Lorsque l'avion survole la mer

rien ne laisse à penser

que persiste l'échelle humaine

puisque rien ne se sent

ni ne se sait

des drames quotidiens

de si haut"

Editions Racine / Paris - décembre 1999

Recueils disponibles :

librairie Galerie Racine-Paris : lien

librairie vents du Sud- Aix en Provence

librairie Tropismes-Bruxelles : lien

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- A DEUX PAS DE MICHELE NOIRET

Ils étreignent Michèle, puis s'en saisissent par chaque aisselle. Le groupe ainsi constitué la transporte, pour l'ensevelir dans une respiration.

Disparition

Ne persistera alors que l'image fugace de l'instant précédent, et sa mue dans le dédoublement reptilien d'un ultime soubresaut ondulant.

Editions Racine - Paris (2005)

Recueils disponibles :

librairie Galerie Racine-Paris : lien

librairie vents du Sud- Aix en Provence

librairie Tropismes-Bruxelles : lien

L'article de Michèle PAOLI :

http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2006/07/fabienne_massia.html

 

 

 

MORTIBUS

Editions Racine / Paris - (2006 )

Recueils disponibles :

Librairie Galerie Racine-Paris : lien

Librairie Vents d u Sud-Aix en Provence

Librairie Tropismes-Bruxelles : lien

Librairie l'Histoire de l'oeil - Marseille VIème

 

 

 

LETTRES A UN DANSEUR

Editions Racine / Paris - (2007)

Recueils disponibles :

Librairie Galerie Racine-Paris : lien

Librairie l'Histoire de l'oeil - Marseille VIème

Le site de la Compagnie Campo

 

 

 

« Humus corpi-i  »

2006-2007, scénario chorégraphique

Compagnie Marie-Hélène Desmaris Région PACA

 

 

 

 

POESIE 1

 

 

 

 

 

UN ÉTRANGE VOYAGEUR

Sans bruit, le train s'arrêta un peu après le dernier repère du quai.

Il avait le même air absorbé depuis le début du voyage, en dépit des variations brutales de physionomie des paysages. Il restait immobile et droit, tournant distraitement de temps à autre l'alliance de sa main gauche.

Ce jour-là, le contrôleur se montra plus tard qu'à l'ordinaire, et lui réclama son titre de transport. Ainsi se leva-t-il en quête du billet, dévoila sous son pardessus un autre costume, puis encore un autre, puis un pyjama. Contrarié par le regard des autres voyageurs, il leur avoua plus tard qu'il avait pris, la nuit même, la décision brutale de tout quitter et d'emporter le minimum nécessaire, afin de ne pas éveiller les soupçons de sa femme et de ses trois enfants. Une prostituée voyageant dans le même wagon, très émue par son histoire, le félicita très sincèrement pour son courage.

 

Revue Vagabondages n° 23/ Les femmes et la poésie

Le cherche-midi éditeur-sept. 2000

 

 

Lectures et rencontres :

Lecture de "A deux pas de Michèle Noiret",

Par Elizabeth LeChevrel

Bibliothèque royale de Belgique, le 11/04/2006 à 17h45

 

Lecture de "Voix de femmes : qu'est-ce qui les pousse à écrire ?"

soirée organisée par la LGR

Lectures de textes extraits du "Cabinet de Curiosités" par Elizabeth LeChevrel

créé à partir de "Jour après jour" et "Intrusions dans une banalité.

à l' Entrepôt, Paris, le 13/06/2006 à 19h

 

 

 

Extrait de la revue "Nouvelles de la Danse" d'avril 2006

Fabienne Massiani-Lebahar,

A deux pas de Michele Noiret,

Librairie-Galerie-Racine, Paris 2005, 64 p.

Connue comme auteure de prose poétique, Fabienne Massiani-Lebahar écrit également des scenarii chorégraphiques qui n'ont rien de théâtral ou de dramaturgique puisque leur but est d'interroger le geste, de trouver un métalangage au-dela de la chorégraphie. C'est par cette voie qu'elle rencontre, lors d'un festival, Michele Noiret. D'emblé, elle est touchée par son travail «sur la mémoire, sur des écritures qui cherchent a aller a l'essentiel: les corps, la mort, la vie...». Un travail, précise Fabienne Massiani-Lebahar, «qui échappe a la mode meme si les nouvelles technologies y sont présentes - «car elles ne font qu'affiner les intentions premieres, dans une sorte de voyage parallele dans la micro ou métaphysique.» Influencée par la littérature, l'oeuvre de Michele Noiret révele un élément commun de plus aux yeux de l'auteure qui dans sa propre démarche essaie de trouver une correspondance entre la danse et l'écriture. En une seule nuit, a la suite de la vision de Territoires intimes, elle trouve la trame de ce livre; une sorte d'état des lieux, une narration géographique «a deux pas d'elle», la chorégraphe-danseuse, en tant que spectatrice. Il ne s'agit pourtant pas ici de relater, mais d'etre au cceur du spectacle: In Beetween, Sait-on . arnais, Solo Stockhausen, -Les Familiers du Labyrinthe pour l'Opéra de Paris,... Dans un style de prose poétique qui lui est propre, Fabienne Massiani-Lebahar nous entraîne au cceur de la matiere ou plutôt des matieres. Extrait: Saisir le mouvement le pousser au bout de l'enchaînement, tout en le sachant voué a la disparition, puisqu'un geste ne se reproduit a l'identique rigoureusement jarnais. Troisieme scene. Michele s'avance, transperce, traverse, transgresse un bleu, électrique, ou élec-tromagnétique, ou électronique persistant, dans la pluralité des figures : une, deux, puis trois, alliant la solitude a son double jusqu'à la tripartie. Les trois évolueront dans cet espace anarchiquement éclaté en systemes bi planaires, (/) qui ne s'appréhendent que par la dichotomie jour-nuit. Une écriture qui transcende la forme choisie pour sa publication, soit un petit carnet de format A5 sans aucune photo. Un choix d'éditeur audacieux, que nous ne ne pouvons qu'encourager, tant la véritable écriture de la danse se fait rare."

Béatrice Mener

 

 

« Regard pur parmi les ombres »

Lecture à consulter sur le site internet www.emmanuel-muheim.com, rubrique « regards »

Avril 2004, Répétition publique

Chapelle St Barthélémy de Vaugines (Vaucluse)

par Mady Mantelin

 

« Au gré des souffles »

Juillet 2003, Lectures chorégraphiées

Atelier Cézanne d' Aix en Provence

par Mady Mantelin

 

 

L'écriture de la danse

Intervention dansée: Sylvie Tornier à la Librairie « l'Histoire de l'œil »

Le parcours chorégraphique est écrit.

Il se construit et se déroule comme une narration.

De là naît l'imbrication entre la danse et l'écriture, qui se nourrissent perpétuellement l'une de l'autre.

Les recueils « Lettres à un danseur », destinées au danseur Marco Becherini (éditions Librairie-Galerie-Racine) puis les scénarios « Au gré des souffles et Humus corpi-i » (compagnie Marie-Hélène Desmaris) s'articulent sur ce rapport, où tantôt le danseur s'approprie le texte, tantôt l'auteur reconstruit sa propre chorégraphie.

Textes: Fabienne Massiani-Lebahar

Lecture: Elizabeth Le Chevrel

Chorégraphie: Marie-Hélène Desmaris