Fabienne MASSIANI-LEBAHAR

 

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Cahier Octave Mirbeau n° 15 - mars 2008

Les circonstances d’une rencontre

Il est de ces auteurs qui vous sont proches, tel un ami intime ou un membre de votre famille. Tout ce qu’ils avancent vous concerne directement et profondément, comme une révélation, qui ne pourrait être fortuite.

Octave Mirbeau s’est ainsi présenté à moi un jour de canicule, dans le midi. Un jour où l’air manquait, laissant bêtes et gens dispersés dans chacun des endroits les plus frais de la maison, avec l’entière disponibilité du farniente.

J’y ai lu « sac au dos ».

L’histoire sans fioriture d’un homme qui marche, tout en refusant la randonnée, qui rechigne à exécuter ce qu’il doit. Cette pénibilité, doublée du manque d’air que je vivais, prit le sens insolite de l’écriture métaphorique.

L’absurdité d’un moment que nous connaissons tous, où nous avançons, et subissons, mais en même temps trouvons le dépassement de cet état, qui nous amène dès l’instant d’après vers un but.

Bien au-delà de la contrainte, se trouvait une forme de mysticisme ordinaire (en référence aux expériences du cheminement rapportées par maître Eckart ou Pétrarque) qu’Octave a su relater avec les termes d’un quotidien si commun, qu’il en devenait véritablement hilarant.

Au final se tenait face à moi, un être comique car imparfait, dont l’intelligence, la lucidité et la distance, contribuaient à surmonter ses propres contradictions.

Derrière les mots, se profilait un sens aiguë du dévouement et de l’amitié envers celui qu’il faut accompagner, qui me touchait vraiment.

Quelques jours plus tard, je retrouvais Octave chez un autre de mes amis: Paul Léautaud, dans son «bestiaire».

Octave y figurait.

J’ai su plus tard son attachement à Dingo, pour tout ce qu’il représente d’insoumission, d’animalité, et n’ai pu qu’y revivre le sentiment éprouvé pour mes chiens.

Je lisais encore Octave, dans « le journal d’une femme de chambre»: son style, à l’essentiel, me ramenait à «l’écriture véritable», aux accents d’existentialisme et d’avant-gardisme, finalement modernes, aussi, proches de ceux d’un Peter Handke.

Une écriture tout au service de la vérité, de l’acceptation de sa propre identité subjective, de son introspection, d’une constante prise de risque, qui relève pour moi, de cette poésie pure. Celle que j’attends, souvent en vain, de toute prose.

Puis Octave dans le «jardin des supplices», offrait de la cruauté une lecture peu ordinaire, par les moyens de la simple expression d’une totale liberté narrative, de la sublimation de l’art et de l’amour; sans nulle retenue.

Il y a là de l’obscène franchise, de la veine d’un Louis Calaferte

Connaître mieux Octave.

J’ai lu encore, retrouvant même ça et là des thèmes chers; ceux de l’errance, de l’anéantissement ou de la sensation océanique d’un ciel qui ravit. Tous ces passages mystérieux et sensuels, me ramenaient à Romain Rolland, sa correspondance avec Freud, à sa manière de cerner au plus près l’évocation d’un monde intérieur, qui est mien, indéniablement.

De sa biographie, je retiens qu’il connut très tôt le sentiment de révolte, et la mélancolie; une souffrance latente. Il s’en rongeât l’estomac: douleurs familières.

A l’évidence de cette accumulation même d’épreuves et de combats, au sein d’un cycle de vie et mort allant du 16 au 16 février, il puise son originalité, sa force, et son obstination. Sa place d’observateur lui confère, en permanence, le rôle de ce dénonciateur caractériel, bienveillant au bout du compte, car singulièrement humain.

L’œil d’un artiste jugeant de la qualité du tableau, avec l’exigence de l’esthète.
Mais quoique sombre bien souvent, l’œuvre d’Octave n’en demeure pas moins onirique, souvent loufoque ou cocasse, ouverte aux nouvelles aventures les plus casse - gueules de son temps.

Tout nous a donc poussés inexorablement l’un vers l’autre. Le voilà aujourd’hui devenu cet ami, qui s’érige pour moi en un modèle incontestable de fidélité à soi même, de volonté vive, et de rébellion contre ce que l’homme ne veut accepter de lui-même, évitant systématiquement dans la formulation sans complaisance, toute mortifère mièvrerie.

Sous couvert de dérision, l’émotion seule le guide, engendrant de grands élans d’enthousiasme, en gage du bonheur possible, où la création reste toujours l’élément fondateur.

Emotion partagée, pour moi, depuis cette canicule d’un après-midi d’été.

Fabienne Massiani-Lebahar Janvier 2008

plus d'infos sur : www.mirbeau.org

 

Cahier Octave Mirbeau n° 16 / 2009

Les États mystiques dans l’œuvre d’Octave Mirbeau


Octave Mirbeau est non seulement le brillant pamphlétaire et le chroniqueur anarchiste qui dénonce les méfaits de son siècle, mais encore un écrivain passionné, douloureusement atteint par la réalité des choses. Souffrance et création érigent son œuvre fictionnelle, peuplée de personnages, révélant explicitement les causes et circonstances qui les abstraient du monde, les élevant notamment au rang d’artistes.

Les états qu’ils traversent sont finement décrits, que ce soit par exemple dans Sébastien Roch, Dans le ciel, Le Calvaire ou L’Abbé Jules, avec la perte de soi, l’ascension pour l’accession à l’infini, l’extase ou le ravissement cataleptique, etc. La fréquence d’évocation de ces thèmes, autant que la similitude de comportement des principaux protagonistes, laisse imaginer que le narrateur restitue une expérience familière.

Perte de soi dans le néant, extase, ravissement, accession à l’infini : autant de thèmes associés aux expériences mystiques, depuis l’antiquité.

L’importance des « grands horizons » du « grand ciel » (1*), empreints de spiritualité chez Octave Mirbeau, ouvre sur la métaphore d’un état propice à la création, qui pourrait s’apparenter au « désert silencieux », « au néant innommé » de maître Eckart , du prieur Ruyesbroeck, des Béguines ou de Jean de la Croix., qui cherchaient là toutes formes de « Déité ».

Ces personnages redéfinissent perpétuellement leur place au sein d’un monde, où, tout en explorant ainsi leurs propres limites corporelles, ils cernent l’origine de leur souffrance et de leur différence (tout comme Sébastien Roch et son ami Georges, Lucien de Dans le ciel, Jean Mintié dans Le Calvaire, ou encore l’abbé Jules.

Cette quête du rapport Moi-Infini – dans le sens de la dialectique animiste dualiste définie par Spinoza (cf. Œuvres I.Pensées métaphysiques, III. Ethique-GF Flammarion 1965) et Aristote (cf. De l’âme, Ethique de Nicomaque-GF Flammarion)– s’établit dans toutes les circonstances rapportées dans ces romans, dont la structure novatrice, hors des repères classiques établis (notamment chronologiques), renforce le sentiment de perte de soi.


Par ailleurs, comme dans l’œuvre de Plotin, s’instaure le rapport entre silence et mutisme, mort et sommeil (personnages féminins dans Le Calvaire ou Le Jardin des supplices). Les descriptions d’héroïnes aimées, endormies, ainsi que l’association « souffrance-mort-plaisir charnel » (2*), renvoient aux mortifications, plus encore explicites avec le père de Kern dans Sébastien Roch, Jean dans Le Calvaire ou l’abbé Jules : chaque douleur permet son dépassement (3*) et la rupture avec une réalité, qui, ramenant au corps, entrave l’ascension de l’âme vers un ailleurs possible. S’infliger ces douleurs reste, en soi, un acte libérateur.

À maintes reprises ces romans deviennent donc le lieu du ravissement, hissant les personnages, illuminés, guidés vers des sphères qui les écartent d’une médiocrité ordinaire, à l’origine de toutes turpitudes, dans la fusion de l’amour et de l’art : « Regarde donc !…La société qui s’acharne sur toi » ; « L’amour, c’est l’effort de l’homme vers la création » (Le Calvaire).

Paradoxalement un autre récit, Sac au dos, qui, à première lecture, ne se rapporte qu’à une banale randonnée, se réfère aussi au dépassement de soi et à chaque étape d’une souffrance acceptée : souffrance musculaire, suffocation et sudation, non sans lien avec le cheminement du calvaire chrétien.

Peu après Octave Mirbeau, Romain Rolland décrira des sentiments analogues, notamment celui de la disparition, happé dans « le flot de la mer infinie », ou dans la musique, si présente dans les romans de Mirbeau (*1). Très influencé par la quête bouddhiste du Tout universel (cf. La vie de Ramakrishna), Romain Rolland décrit cette sensation océanique, dont l’exploration littéraire s’affirme d’ouvrage en ouvrage. Sigmund Freud l’analysera, pour avoir vécu des expériences semblables, les répertoriant, puis les associant au « principe de mort » en psychanalyse. (cf. « l’inquiétante étrangeté ; trouble sur l’Acropole »). Romain Rolland démontre dans ce sens, les fondements du bouddhisme, visant à la quête de l’État Suprême, celui du détachement total, finalement si proche de l’expérience des mystiques chrétiens.

L’amalgame entre ces états et l’hystérie reste fréquent. Bertrand Marquer a mis en évidence la progression vécue par quelques-uns des personnages féminins dans les romans de Mirbeau, allant de l’excitation à la prostration. Freud différencie clairement ces états mystiques en les définissant comme des « états ordinaires de rupture », de « dépersonnalisation » (cf. « l’inquiétante étrangeté »).

Le fait est que, omniprésents, principalement dans les romans autobiographiques, ces mêmes états se révèlent tantôt néfastes et terrifiants, tantôt à la source de toute création, salvateurs et rédempteurs.

Alors, serait-ce l’influence de la religiosité des Jésuites, ou la propension naturelle d’Octave Mirbeau à se soustraire au réel, qui en aurait généré une description si authentique ? Ou peut-être ne s’agit-il finalement que du pendant nécessaire à la lucidité, si objectivement cruelle, avec laquelle Mirbeau restitue, sans aucune concession, le monde qui l’entoure.

Fabienne MASSIANI-LEBAHAR

 

Citations

1 Dans le ciel, Éditions du Boucher (2003), p. 26. Voir aussi :

« Et l’on semble perdu dans le ciel, emporté dans le ciel, un ciel immense, houleux comme une mer, un ciel fantastique… ce ciel qui vous entoure d’éternité silencieuse…le vertige de l’abîme… » (p. 27)

« [...] rien que du ciel, du vide autour de soi… » (p.100)

« |...] les membres rompus, a tête engourdie, je tombais dans des prostrations semblables à la mort. C’était en moi et autour de moi, comme un immense abîme blanchâtre, comme un grand ciel immobile… » (p. 100)

« Il est extraordinaire mon pic… il y a des endroits où l’on ne voit pas la terre, où l’on ne voit que le ciel.. dans une perpétuelle ascension vers l’infini…Tout autour de moi, le ciel,. Nul horizon… dans ce vide incommensurable, dans ce silence des éternités splendides… » (p.118)

« Ce que je voudrais, ce serait rendre, rien que par de la lumière, rien que par des formes aériennes, flottantes, où l’on sentirait l’infini, l’espace sans limite, l’abîme céleste, ce serait rendre tout ce qui gémit, tout se qui se plaint, tout ce qui souffre sur la terre…de l’invisible dans de l’impalpable.. » (p. 126)

 

* Sébastien Roch, coll. 10/18, 1977

« [...] une fuite de ciel, de ciel étoilé…longtemps il s’attacha, rêveur, à la contemplation du ciel.. » (pp. 89-90)

« [...] il ne sentait rien, ni ses jambes endolories, ni ses reins rompus, ni la pesante boule de plomb qui lui emplissait l’estomac…il regardait devant lui, sans voir, sans entendre… » (p. 98)

« [...] l’idée de la mort descendait en lui, endormante et berceuse…il ressentait quelque chose inexprimablement doux…comme la volatilisation de tout son être, de tout son être sensible… » (p.111)

« [...] à mesure qu’il avançait, il ne percevait plus la résistance de la terre sous ses pieds…il ne voyait plus rien que l’espace qui lui-même se transformait en blancheurs flottantes… » (p.112)

« il en savourait l’harmonieuse et presque divine musique…c’était comme un mystère de résurrection…une extase auguste d’amour… » (p. 127)

« [...] toutes les harmonies, toutes les extases… ce jour là il en avait la révélation corporelle…ces mélodies le prenaient dans sa chair, le conquérait dans toute son âme, et y réveillait quelque chose de préexistant à son être... en assomptions d’astres, tout un monde immatériel… » (p.155)

« |...] un éblouissement, un vertige. Tout autour de lui tourna…et il vit la nuit, une nuit noire… » (p. 173)

« [...] le langage supra- humain, supra-terrestre, et en l’écoutant je retrouve les extases anciennes…mon âme, s’arrachant à l’odieuse carcasse de mon corps, s’élance dans l’impalpable, l’invisible, dans l’irrévélé…toutes les formes qui errent dans l’incorruptible étendue du ciel…illuminations de mon cerveau réjoui par la lumière… » (p. 306)

 

* Le Calvaire, Mercure de France,1991

« [...] il fallait qu’elle m’arrachât de force à cette extase, car je n’eusse point songé, je crois bien, à retourner à la maison, enlevé que j’étais en des rêves qui me transportaient au ciel » (p. 44)

« J’aurais désiré lui parler, que c’était bien de contempler le ciel ainsi, et que je l’aimais de ces extases…Ah ! l’horizon qu’ils embrassaient était si loin, si loin ! et par delàl’horizon, un autre, et derrière cet autre, un autre encore… » (pp. 96-97)


L’Abbé Jules, Mercure de France, 1991

« [...] ça et là, des Océans…au dessus du ciel… » (p. 531)

« … comme un lac immense, sans horizon, sans limites…un lac sur lequel je me sentais doucement traîné parmi des blancheurs d’onde, des blancheurs de ciel, des blancheurs infinies… » (p. 644)


2* Le Calvaire , Mercure de France, 1991

« Elle dort, dans le silence de la chambre, la bouche à demi entrouverte, la narine immobile, elle dort d’un sommeil si léger que je n’entends pas le souffle de sa respiration…Une fleur, sur la cheminée, est là qui se fane, et je perçois le soupir de son parfum mourant…De Juliette je n’entends rien…Juliette ne bouge pas…Mais le drap qui suit les ondulations du corps,, moule les jambes, se redresse aux pieds, en un pli rigide, le drap me fait l’effet d’un linceul. Et l’idée de la mort, tout d’un coup, m’entre dans l’esprit, s’y obstine. J’ai peur, oui, que Juliette ne soit morte ! » (pp. 173-174)


3* Dans le ciel, Éditions du Boucher

« [...] au milieu de l’universelle souffrance…l’impénétrable énigme…la divinité » (p. 57)


* Sébastien Roch, coll. 10/18, 1977

« [...]  infliger à son corps la torture physique d’une multitude d’aiguilles enfoncées dans la peau…échapper à ces regards qui le martyrisaient… » (pp.104-105)

« tout l’infini de la douleur, de la solitude de l’homme…il eût souhaité voir la mer, pourquoi ne la voyait-il pas…sa pensée vagabondait d ‘un objet à l’autre, s’attachant surtout aux choses flottants, aux nuages… » (pp. 107-108)

« Il portait un cilice, disait-on, on se flagellait…ses yeux souvent brillaient d’une étrange flamme mystique, dans un grand cerne de souffrance. »P196

« cette chair où malgré les jeûnes, les prières, les supplices, le péché dormait encore ;, il faudra que je la déchire, que le l’arrache fibre à fibre avec mes ongles, avec… » (p. 216)

 

* Le Calvaire, Mercure de France, 1991

« […] gravir jusqu’au bout le chemin douloureux de ce calvaire, même si ma chair y reste accrochée en lambeaux saignants, même si mes os à vif éclatent sur les cailloux et sur les rocs ! »

 

L’Abbé Jules, Mercure de France, 1991

« […] pareil aux anciens chercheurs de martyre, se flagellait, se déchirait, écartait, avec ses doigts, les plaies ruisselantes, éparpillait, sous la terreur des cous volontaires, les lambeaux de sa chair et les gouttes de son sang… » (p. 391)

 

Sigmund Freud et Romain Rolland, Correspondance (1923-1936), éd. Henri et Madeleine Vermorel, P.U.F., 1993.

« L’hystérie comme arme polémique dans L’Abbé Jules et Le Jardin des supplices », Cahiers Octave Mirbeau, n° 12.

 

plus d'infos sur : www.mirbeau.org

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A propos de Nuraghe de Liliana de Vito

Chapelle Ste Anne-Arles

Quelques poudres d’or se déposent, par bribes d’un monde oublié.

Des toiles, en suspens, s’écorchent alors, sous la poussée d’éléments nourriciers, aux sources mêmes du sol. Tandis que par vagues, leurs structures révèlent, inlassablement, l’émergence d’une écorce sacrée, entaillée ça et là d’écritures, douloureusement évanouies.

Un bleu nuit s’installe, serein, qui ne dure pas, dans la révélation du mystère d’héritages enfouis, rituellement sacrifiés.
Puis soudain, la fulgurance de la lumière inaugure tout chemin possible, sur les traces de Sainte Anne, offerte en ce lieu, à sa nudité minérale, bienfaitrice.

L’énigme d’un souffle s’infiltre, comme la caresse consentie à l’envol virginal. La traversée d’un rideau gigantesquement centré s’impose, en loi éphémère.

S’élancer, libre, d’une terre sombre, matricielle, qu’aucun pied impudique n’aura su fouler. Pour l’instant.
Y grouillent les traces d’une humanité, qui refuserait définitivement, jusqu’à l’essence intolérable de la souillure première.

La douleur ne fuit, après tout, que son origine.

Fabienne Massiani-Lebahar
Février 2008

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« Humus corpi-i  »

2006-2007, scénario chorégraphique

Compagnie Marie-Hélène Desmaris Région PACA

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Lectures :

* du 21 au 25 avril 2008

Marseille

Répétitions du spectacle " Humus Corpi-i "

Compagnie Marie-Hélène Desmaris

Lecture Elizabeth LeChevrel

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* du 19 au 23 mai 2008

Grenoble

Répétitions du spectacle " Humus Corpi-i "

Compagnie Marie-Hélène Desmaris

Lecture Elizabeth LeChevrel

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* 2008

A paraitre :

"Expressios dansées, à propos de Marie-Hélène Desmaris"

Editions Racine - 2008

"Petites histoires animalières "

Editions Racine - 2008

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En préparation :

"Le cabinet de curiosité "

Spectacle dansé

Cie Marie-Hélène Desmaris / Groupe Plan convexe

2008-2009

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